08 juillet 2004

Où sont les enfants?

Il n'y a plus d'enfants. Quelques bébés poussés fièrement par leur jeune maman. Mais d'enfants, presque plus. C'est le constat que j'ai fait chaque fois que je suis allé à Montréal ces derniers mois et que j'ai pu m'y promener un peu. Je me disais : ils sont sans doute à l'école car on va à l'école de plus en plus jeune de nos jours. Mais hier, en juillet? Où étaient donc les enfants?



Sans enfants, la ville est étrange, presque étrangère, sans éclats de voix, sans rires aigus, sans cris spontanés, sans petites jambes qui courent partout pour le seul plaisir de courir, sans petites mains qui frôlent tout pour le seul plaisir de toucher, sans les sourires nostalgiques des passants qui ont tout le temps de les regarder vivre leur propre innocence...



Faute d'enfants à observer, j'ai donc eu tout le loisir de regarder la ville elle-même. Une belle ville, Montréal, en perpétuelle mutation. On construit, construit, construit : immeubles neufs, vieux immeubles qu'on restaure ou qu'on réaménage, condos qu'on empile pour voir plus loin d'en haut, c'est tellement beau plus loin. La vie rêvée! Bachelor à partir de 89 900 $... Et toutes ces routes urbaines qu'on reconfigure et qu'on élargit pour améliorer la fluidité de la circulation. Parce qu'on circule en ville; on circule et on sort.



1, 2, 3, 4... 50 : prêt ou pas prêt, j'y vais! Vous êtes cachés quelque part, bien cachés, mais je vais vous trouver; il faut que je vous trouve... C'est une question de vie. Sortez de vos cachettes, qu'on vous voit! Parce qu'une ville sans enfants, ç'a pas d'maudit bon sens!



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