19 septembre 2006

Fin ou presque

Après un long temps d'arrêt et mûre réflexion, je mets un terme à ce monologue intérieur à ciel ouvert. Ces six cents et quelques billets de franchement-parler réceptifs aux commentaires m'ont été salutaires, même sans. Mais aujourd'hui, finies les tergiversations d'accro : j'arrête!

Ce blogue m'aura permis d'oser. D'oser en toute liberté.D'oser exprimer, d'oser affirmer, d'oser intervenir.

Celles et ceux qui persistent à bloguer vraiment le comprendront d'emblée : il n'y a rien comme bloguer pour apprendre à écrire (à s'exprimer de façon à être de mieux en mieux compris), pour chercher à définir et affirmer sa propre identité (pour ne pas être pris ni se prendre pour un autre), pour se sentir tenu d'intervenir sur la place publique quand il le faut (pour être conséquent avec soi-même, tout simplement).

Je continuerai cependant à utiliser ce médium complet qu'est le blogue. Le blogue est en effet à la fois parfait outil de rédaction parce qu'en lien avec tous les autres, plateforme créative de publication, canal planétaire de diffusion et réseau instantané d'intercommunication. Qui dit mieux, compte tenu que c'est aussi le médium le plus abordable, donc le plus démocratique que je connaisse pour qui sait lire et écrire.

Dorénavant, je l'utiliserai surtout en exploitant et en développant son potentiel rassembleur et 'témoigneur'. Sa dimension sociale, disons.

Dans Saint-Armand-sur-le-Web, je continuerai à colliger les faits et gestes des Armandoises et des Armandois d'hier et d'aujourd'hui à ne pas oublier.

Dans Ici la baie Missisquoi, nous continuerons à témoigner de ce qui se fait et de ce qui devrait se faire pour redonner à ce plan d'eau qui faisait jadis la fierté de notre région sa vitalité et à ses riverains leur dignité, menacées à cause de l'agro-industrio-urbano-développement aveugle et par la myopie de nos gouvernements.

Et je contribuerai autant que faire se peut à la création ou à l'animation de tout blogue collectif lié au sain développement de ma communauté locale ou régionale. Je crois dur comme fer au potentiel d'échanges fructueux que peut susciter un blogue collectif comme, par exemple, celui qu'on vient d'ouvrir sur la caractérisation de Saint-Armand.

Merci, franchement, d'avoir osé être là et de l'avoir parfois manifesté. Et merci à tous les blogueurs et blogueuses qui, par leur audace et leurs propos, m'ont inspiré ces 600 pages.



18 septembre 2006

L'art de provoquer ou le rire jaune (bis)

Extrait d'un billet combien encore d'actualité que j'écrivais le 18 octobre 2004, peu après le lancement de son show sur les ondes de la télévision publique :



Sous-jacent au show de Guy A. Lepage, Tout le monde en parle, il y a un leitmotiv constant : provoquer. Provoquer le public, provoquer les invités, provoquer Radio-Canada, provoquer une bonne cote d'écoute pour pouvoir continuer à provoquer la semaine d'après.


La provocation à la Guy A. Lepage est en même temps séduction. Elle passe d'abord par un choix habile d'invités dont il sait exploiter au montage le penchant exhibitionniste. Avec ses airs de 'bum' fortuné vraisemblablement intelligent, il sait aborder avec une désinvolture narquoise les sujets les plus controversés dans un langage où la vulgarité sied bien.


(...)


Let's go, Guy A. : the show must go on! Le rire jaune rapporte gros au pays du désabusement.



07 septembre 2006

C'est aussi ça, Internet

Je n'ai pas connu Ferdinand Bonn. Je viens d'apprendre son décès accidentel en lisant un courriel. J'ai cliqué sur le lien menant à une page Web à sa mémoire, remplie de nombreux et touchants témoignages de gens qui l'ont côtoyé. Et je me suis mis à regretter de ne pas l'avoir connu.

28 août 2006

Rallumer le feu sacré

    Le billet de Mario Asselin -- ex-directeur d'école, aujourd'hui consultant en technologies éducatives et blogueur émérite -- Le ballon gonfle encore un peu plus m'a laissé tellement perplexe que je n'ai pu m'empêcher de le lui manifester en commentaire. Quelle mouche a bien pu me piquer pour me faire sortir de ma réclusion forcée tranquille et réagir aussi prestement?
    J'ai décidé de ranimer momentanément ce blogue en dormance depuis des mois pour essayer d'y voir plus clair. (Expériences faites, le blogue n'est-il pas l'outil par excellence pour clarifier mes idées...)

Chaque fois que la polémique autour de 'la réforme de l'éducation' ressurgit sur la place publique, ça me rejoint au plus profond de mes tripes. Ça fait... quoi? Vingt-cinq ans que j'ai dû quitter l'enseignement... J'ai été prof dans une autre vie où on parlait aussi de réformes. Prof de français surtout : programme cadre, école active... Prof parce que j'étais convaincu d'avoir quelque chose à transmettre et que je ressentais un besoin impérieux de le transmettre. Prof parce que j'avais 'le feu sacré'. Et je l'ai été tant que la transmission a été possible, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'on me démissionne. Je ne crois pas qu'on puisse devenir prof ni le rester pour une autre raison que celle-là : pouvoir transmettre le feu sacré de ses convictions. POUVOIR transmettre.

Si je me fie aux quelques rares profs qui tiennent blogue et si j'interprète correctement le silence de la majorité, le 'métier' d'enseignant est de plus en plus dur et ingrat, réforme ou pas. Pour être prof aujourd'hui, « il faut avoir le dos large, la couenne dure et un front de boeuf », ai-je récemment entendu.

Non pas un, mais deux ballons se font face : c'est ma lecture de l'affrontement persistant entre les pro-réforme qui voient d'abord l'école comme un milieu d'apprentissage et les anti-réforme qui voient d'abord l'école comme un milieu d'enseignement. Mais pour le prof dans sa classe, apprentissage et enseignement sont indissociables : le prof doit les arrimer selon les situations. Enseigner, c'est faire apprendre; le reste est affaire de moyens. Si la réforme vise vraiment à « rendre les jeunes plus actifs dans leurs apprentissages », concrètement, quels moyens donne-t-on aux profs pour ce faire?



12 avril 2006

Que nous reste-t-il d'humanité?

Un grand moment de radio à la Première chaîne de la SRC :
La posthumanité.

Deux heures d'écoute au coeur de notre humanité.

21 mars 2006

D'autres beaux mots...

Après avoir lu le dernier billet de Raôul Duguay, j'ajoute quelques 'beaux mots' à ma collection (voir à droite) : humanité, foi, espérance, générosité, bénévole.



Êtes-vous bénévole?


12 mars 2006

La vraie mesure de notre déclin

Un peu démoralisant le portrait de notre village planétaire que tracent les invités de Marie-France Bazzo en réponse à la question : Assistons-nous au déclin de notre société? Des entrevues avec l'historien André Champagne, la sociologue Louise Vandelac, le médecin et écrivain Jean-Christophe Rufin ainsi que le romancier et cinéaste Jacques Godbout. Il s'en dégage un sentiment d'impuissance de l'homme d'aujourd'hui devant l'urgence de trouver des solutions aux grands problèmes qu'il a pourtant lui-même créés : inégalités galopantes, dégradation de l'environnement, individualisme à outrance, barbarisation frôlant les guerres civiles, déification du corps, hyperspécialisation, accélération irréfléchie des changements...



Ce portrait correspond-il à la 'réalité mondiale' ou n'est-il pas plutôt le résultat du traitement que font les médias de cette réalité notamment à travers 'les nouvelles'? Car un des effets pervers des bulletins de nouvelles et des reportages, c'est justement d'entretenir notre sentiment d'impuissance devant l'entassement et l'amplification des catastrophes imputables à la bêtise humaine. Et voilà notre passivité viscérale justifiée en même temps que nos émotions rassasiées.



La réalité est locale. On peut agir localement. La question qu'on évite trop facilement, c'est : Assistons-nous au déclin de notre quartier ou de notre village? Répondre oui nous obligerait à sortir et à agir autour de nous. Aussi bien dans ce cas ne pas se poser la question et continuer à écouter, impuissants, 'les nouvelles nationales et internationales'.


04 mars 2006

Compétence, connaissances et blogue

Mario Asselin est un phénomène. Homme public et ex-directeur d'école, c'est pourtant le blogueur le plus ouvert, le plus engagé et le plus persistant que je crois connaître. Grâce à des gens comme lui, le blogue finira par obtenir ses lettres de noblesse et par se hisser au premier rang parmi les média croyables.



Hier soir, il participait sur les ondes de Télé-Québec à un débat sur la réforme scolaire : pour ou contre la poursuite de la réforme au secondaire? Sujet pas facile s'il en est un, comme d'ailleurs tous les sujets qui concernent l'école et l'éducation d'aujourd'hui. N'étant plus dans le milieu depuis quelques lustres, je ne me prononcerai pas sur le fond, sinon pour trancher une fois pour toutes la question des connaissances et des compétences : un bon pédagogue transmet les deux, réforme ou pas; un bon pédagogue enseigne et fait apprendre.



C'est plutôt sur la forme, sur le médium que je voudrais réfléchir tout haut.



Un vrai débat télévisuel exige des interlocuteurs, des spectateurs témoins en studio et des téléspectateurs qu'ils connaissent le sujet débattu. Le sujet de la réforme scolaire est complexe, presque hermétique; nous pouvions tout au plus espérer d'un débat là-dessus que les pour et les contre défendent leur point de vue avec conviction. Ce qui fut fait. Quant à la pertinence de leur argumentation, pour en juger il aurait fallu savoir ce qu'est au juste cette réforme et quels ont été les résultats de son implantation au primaire jusqu'à maintenant...



Or, ce que Mario Asselin a réussi à faire avec son blogue, c'est justement de faire connaître la réforme. Théoriquement et pratiquement. Et publiquement. Théoriquement en lui consacrant un blogue collaboratif (Jasons réforme) et pratiquement en faisant le compte rendu des événements liés à l'implantation de la réforme dans son école au moment où il était directeur. Des mois et des mois de travail 'sur le terrain'; des pages et des pages d'observations et d'analyses accessibles alors publiquement (il en reste encore quelques traces).



Pour communiquer ce type d'information, comment voulez-vous qu'une émission de télévision -- en 2006, on devrait plutôt dire de télémotion -- fasse le poids avec le blogue lorsqu'il est utilisé aussi professionnellement? Le vrai débat sur la réforme scolaire, c'est sur le blogue de Mario Asselin qu'il faut le suivre; on peut même y participer...



02 mars 2006

entairement

se taire

et s'entêter

ou

se terrer

sans se taire



s'enterrer

sans terre

et

se taire

à tue-tête


05 février 2006

Québec solidaire : trouvez l'erreur

Les militants ont aussi adopté la déclaration de principes du nouveau parti. Ainsi, Québec solidaire sera « écologiste, de gauche, démocrate, féministe, altermondialiste, d'un Québec pluriel, pacifiste et souverainiste ».
(Cyberpresse)


 


L'arrivée d'un nouveau parti politique sur la scène provinciale est en soi une bonne nouvelle. D'autant plus que ce parti nous arrive avec une vision. Un peu plus et, pour la première fois de ma vie, j'allais 'prendre ma carte de membre' partisane.



Trop beau pour être vrai, cependant. Le parti Québec solidaire est souverainiste. Comme si la solidarité devait être séparatiste! Cette orientation est à mes yeux tout à fait incohérente : comment la solidarité québécoise peut-elle être exclusivement le lot des souverainistes? Je ne comprends pas. D'autant plus que sur le plan strictement stratégique, cette orientation est tout à fait irrationnelle, la majorité des Québécoises et des Québécois étant nationalistes sans être souverainistes. Les résultats de la dernière élection étaient pourtant clairs comme de l'eau de roche!



Ce qui aurait pu être un emballant projet de société pour tout le Québec est ainsi réduit à une lutte idéologique entre péquistes. Comme Canadien, je ne m'en plains pas; comme Québécois nationaliste ouvert, je trouve bien triste ce rendez-vous manqué avec l'espoir.



31 janvier 2006

Blogues et télé

Les blogues ne sont pas du tout télégéniques. On peut parler des blogues à la télé (Méchant contraste!), on peut les citer (Les coulisses du pouvoir), mais impossible de les montrer vraiment. Il y a là un problème à la fois de communicativité : les blogues peuvent faire fi de l'espace et du temps, ce que la télé ne peut faire. Mais aussi un problème de communicabilité : les préjugés sont tenaces dans les médias 'traditionnels' qui ont tendance à faire de l'information leur chasse gardée.



Tout cela va changer le jour où la télé sera proactive et interactive. Alors se développera entre la télé et les blogues une créative complémentarité : au moment de la préparation interactive d'une émission; mais surtout après sa diffusion, pour lui assurer un prolongement proactif.



Lire à ce sujet la réflexion de Jeff Jarvis sur le potentiel créatif de l'interactivité (Interaction vs. reaction: But enough about you...) :



Interactivity is about more than reaction. It is about creation. It is not about controlled authority. It is about sharing authority. That is a lesson newspapers and media companies need to learn.


26 janvier 2006

L'amour, selon Benoit XVI

Aujourd'hui, je lis attentivement la lettre encyclique Deus caritas est.


    Selon le Trésor de la langue française informatisé (TLFi), une encyclique est une « lettre destinée à circuler dans un milieu donné pour transmettre un message ». L'ancêtre du blogue, finalement...

Benoit XVI est un pape qui ne manque pas d'audace pour venir dire au monde -- aux chrétiens dont je suis, en fait -- ce qu'est l'amour!


J'y reviendrai dans un prochain billet : le sujet est trop important pour passer à côté.

24 janvier 2006

Démocratie Canada

Dans Brome-Missisquoi, Christian Ouellet vient d'être élu pour nous représenter au Parlement d'Ottawa. Un indépendantiste. Choix que j'endosse sans aucune restriction parce que c'est le résultat d'une démarche démocratique.



Démocratique au Canada ne veut pas dire logique. Dans ce comté, par exemple, 61,7 % des électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote sont fédéralistes; seulement 38,3 % d'entre eux sont indépendantistes. Notre député sera pourtant contre toute rationalité un indépendantiste. Ainsi le veut la démocratie canadienne fondée sur le multipartisme et le respect des minorités.



RÉSULTATS DANS BROME-MISSISQUOI

Ouellet, Christian (Bloc Québécois) : 18 600 (38.3%)

Paradis, Denis (Libéral) : 13 572 (28.0%)

Marler, David (Conservateur) : 9 879 (20.3%)

Jetté, Josianne (NPD) : 2 844 (5.9%)

Grafftey, Heward (Parti PC) : 1 921 (4.0%)

Champagne, Michel (Parti Vert) : 1 741 (3.6%)

 

Et le phénomène n'est pas que local. Le Bloc profite de la magnanimité de notre système démocratique canadien dans tout le Québec : avec l'appui de 42,1 % des électeurs ayant exercé leur droit de vote hier, les indépendantistes ayant fait bloc se retrouvent avec 68 % des députés du Québec à la Chambre des Communes...


 

Source des résultats : Élections Canada

 

23 janvier 2006

Voter pour ou voter contre?

J'ai encore quelques heures pour faire mon choix. « Pour... Contre... » le scandale des commandites, les surplus, le déficit fiscal, le protocole de Kyoto... Harper, Martin, Layton, Duceppe ne sont plus maintenant que de vains mots qui s'entrechoquent dans ma tête.



Car aujourd'hui, il faut que je vote. Que je vote pour une personne que je connais peu ou pas et qui s'appelle Michel Champagne, Heward Grafftey, Josianne Jetté, David Marler, Christian Ouellet ou Denis Paradis... Accolée à leur nom, une étiquette : Parti Vert du Canada, Parti Progressiste Canadien, Nouveau Parti Démocratique, Parti conservateur du Canada, Bloc Québécois, Parti libéral du Canada... Des partis dans lesquels je me reconnais peu ou pas n'étant pas 'partisan'...



Ce serait tellement plus simple si chacun des candidats avait son blogue... J'aurais pu comparer leurs idées politiques, les questionner sur la place publique, les amener à prendre ou à refuser de prendre par écrit des engagements sur des enjeux qui nous touchent de près ici, dans le fin fond de Brome-Missisquoi... Et après-demain, le dialogue ouvert pourrait continuer, l'implication de part et d'autre, la concrétisation de la parole donnée...



Mais nous ne sommes qu'en 2006... Je dois me contenter de dépliants démesurément partisans, d'articles de journaux aux titres naïvement racoleurs, de clips télévisuels médiatiquement 'punchés' et politiquement démobilisateurs...



Je ferai quand même un choix. Et ce soir, je me rallierai démocratiquement au choix de la majorité. Puis, demain et les jours d'après, je me croiserai les doigts en espérant que nous en sortirons tous gagnants, même nous dans le fin fond du comté de Brome-Missisquoi.


22 janvier 2006

Voter pour qui?



À la veille de l'élection, je dois faire le constat que je connais fort mal les candidats qui figureront demain sur mon bulletin de vote. Je connais leur nom, leur cv, leur parti et son chef, leur cote dans les sondages... Mais leur vision politique personnelle? Leurs priorités dans le comté? Leurs engagements en tant que porte-paroles des commettants de Brome-Missisquoi?



Chaque jour pourtant, depuis le début de cette campagne électorale, je parcours les articles de presse en ligne sur les candidats de mon comté. Je visite aussi périodiquement leur site Web dans le but d'en savoir plus sur eux... Une démarche dont les résultats sont bien minces, inopportuns même dans un certain cas.



Est-ce parce que j'habite le fin fond de Brome-Missisquoi? Dans la partie la moins densément peuplée du comté, la partie la plus rurale et la partie la plus fragile sur le plan économique notamment à cause de la pollution chronique qui sévit dans la baie Missisquoi? Je n'entends ni l'un ni l'autre des candidats en lice se préoccuper de nos villages qui doivent perdre petit à petit leur identité au profit de la régionalisation; de nos jeunes qui doivent 's'exiler' pour étudier et pour réaliser leurs rêves; de nos agriculteurs quotidiennement confrontés avec un paquet d'étouffantes pressions (syndicalisation, industrialisation, mondialisation, pollution, règlementation, réputation...); et surtout de notre eau, celle du lac Champlain et celle de nos puits, irréversiblement eutrophisée...



Voter pour qui... Lequel des candidats en lice dans Brome-Missisquoi sera capable de se lever en Chambre pour dire en notre nom :



« Monsieur le Président, ça ne peut plus continuer ainsi dans la partie ouest de mon comté de Brome-Missisquoi : il faut que notre gouvernement investisse et prenne d'urgence des mesures concrètes pour revitaliser la baie Missisquoi et l'économie de la région! La dégradation a assez duré! Il faut agir pour que d'ici 2009 la fierté reviennent dans la population riveraine de la baie Missisquoi! »

 

Et pour ensuite mettre la pression politique et médiatique qu'il faut jusqu'à obtention de résultats?



Lequel, laquelle est 'de parole'? Est-ce trop demander de notre député-e, tous partis confondus, qu'il ou qu'elle soit d'abord et avant tout notre porte-parole?




21 janvier 2006

Voter pour quoi?

Lundi, je vais voter. Pour quoi? Parce que je crois en la démocratie. Je crois que mon vote est important pour l'avenir de ce pays, important pour sa signification mais aussi pour son poids numérique dans le choix de nos représentants : mon vote de lundi ne vaut-il pas numériquement autant que celui du plus riche et du plus puissant Canadien?



Mais je vais surtout aller au bureau de vote pour la signification qu'a pour moi le geste de voter. En votant au vu et au su de mes concitoyennes et concitoyens, j'affirme ouvertement ma foi en la démarche démocratique, je signe en quelque sorte un engagement à participer personnellement au mieux être de mon pays.



Mon vote de lundi est un geste de confiance en l'avenir. Si je ne croyais pas en l'avenir de ce pays, je m'abstiendrais de voter. Mais j'y crois. Je crois à un avenir plus juste et plus humain. Plus juste dans la répartition de nos ressources et de nos avoirs collectifs; plus humain dans le respect de nos vies, de nos valeurs et de notre environnement. J'y crois parce qu'en votant, je ne fais pas que choisir quelqu'un pour me représenter mais je prends l'engagement de m'impliquer dans la cité avec ses autres commettants.



Sachez, candidates et candidats de Brome-Missisquoi, que mon vote est beaucoup plus qu'une marque sur un bout de papier à côté d'un nom et d'un parti quels qu'ils soient. En votant, je confie à celui ou celle d'entre vous qui emportera l'élection la mission de rendre mon pays, ma région et le monde plus justes et plus humains. Pour ce faire, je vous donne le pouvoir et les moyens de le faire : le pouvoir législatif, les moyens fiscaux. Fort de mon vote, vous pourrez ensuite pendant toute la durée de votre mandat, compter sur mon soutien pour y arriver.



Je sais pour quoi je vais voter, ce lundi. Mais pour qui?


17 janvier 2006

Voter

Lundi, je vais fièrement voter pour qui j'aimerais voir me représenter et s'occuper de notre destinée au Parlement canadien. Fièrement. Très fièrement même, je vais ressentir comme à chaque élection ce sentiment d'égalité avec toutes mes concitoyennes et concitoyens. Car nulle part ailleurs nous sommes plus égaux que dans un bureau de vote, même si nous sommes sans-abris.



Ce lundi citoyen, on ne me demandera ni mon âge, ni mon orientation sexuelle, ni ma profession, ni ma langue maternelle, ni ma religion, ni mon niveau de scolarité, ni mon état de santé, ni mon degré de solvabilité... On vérifiera simplement si je suis bien le citoyen canadien Jean Trudeau inscrit sur la liste électorale; tout au plus me demandera-t-on de le prouver. À la sortie, je n'aurai rien à payer; peut-être même quelqu'un me dira-t-il « Merci d'être venu voter! »



Voter. Fièrement voter. Mais pour qui?


06 janvier 2006

Vox Web

Avec le Chronologue, je me suis amusé à comparer la popularité statistique des chefs des trois principaux partis fédéraux selon l'occurence de leur nom sur le Web francophone au cours des derniers mois.


 



Les nombres entre parenthèses indiquent la moyenne journalière pour chaque chef. L'échelle verticale donne pour chaque jour le nombre de fois la moyenne.

 


Ce n'est pas scientifique mais, si la tendance se maintient...


03 janvier 2006

Pour une nouvelle éthique télévisuelle

Retour des Bougons, hier soir. Même si la tentation est grande de le faire, non, je ne qualifierai pas de nouveau cette émission de décadente comme je l'aurais fait l'an dernier -- résolution oblige --, même si une certaine scène 'cochonne' m'a fait remonter dans le gorgoton le dernier beigne fourré à la crème que j'ai enfilé goulûment il y a quatre ou cinq ans chez Machin Donuts... Le plus triste de cette scène grotesque, c'est qu'elle risque de nous faire oublier le reste -- l'essentiel, devrais-je dire -- de l'émission : une des plus belles satires qu'il m'ait été donné de voir de notre 'système de santé à deux vitesses'. Du grand Évrard et du grand Aetios, gâchés pour épater la galerie!



Notre télévision, même publique, semble s'être donnée pour mission d'éventrer tous les tabous sexuels, tant ces derniers inspirent un grand nombre d'émissions. Et ce n'est pas fini. Forts de l'appui de la Cour Suprême, nos canaux pourront bientôt étaler toutes les formes possibles et inimaginables d'échangisme sexuel pour maintenir leurs cotes d'écoute...



J'ignore jusqu'où cela va nous mener comme société : à foutre en l'air toute éthique ou à développer une nouvelle éthique?



Pour l'instant, la première alternative semble gagnante et payante : j'ai lu quelque part que Les Bougons est l'émission du petit écran qui rapporte le plus par trente secondes en revenus publicitaires...



Parmi nos diffuseurs de fonds de culotte, n'y a-t-il pas quelqu'un qui soit capable de se rhabiller et de mettre de l'avant une nouvelle éthique télévisuelle? Je pense ici à une télévision qui serait pro-active, à une télévision qui s'impliquerait autrement que par une grande guignolée d'un jour qui lui ressemble trop. Je pense à une télévision qui ne laisserait pas ses téléspectateurs impuissants devant des images d'inhumanité comme celles d'un TéléJournal récent montrant des Pakistanais, hommes, femmes et enfants, en train de geler dehors dans la neige parce qu'ils n'ont pas encore reçu suffisamment d'aide internationale pour se reloger après le séisme dont ils ont été victimes il y a trois mois...



Une télévision mobilisatrice plutôt qu'à-plat-ventrissante...



01 janvier 2006

En 2006

Soit dit entre nous et la boîte à bois, j'ai pris la résolution d'être moins grincheux en 2006... Sous le couvert de la lucidité, il est trop facile d'être alarmiste! Or, tout comme le cynisme et la dérision, l'alarmisme n'engage à rien et ne mène nulle part, sinon à l'anéantissement.



Passer de la parole aux actes ou me taire. Bloguer intelligemment.


Bonne année!